Vous avez échappé à la mort mais, cette dernière aurait peut être été plus agréable...
 

Un nouveau départ [+18][pv Laura Elias]

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Dim 25 Nov - 18:58
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A mon réveil, je ne comprenais pas tout, j'étais sonnée et carrément impressionnée par l'infirmière si particulière qui m'avait expliqué ma nouvelle vie. Je me souviens de son tendre visage et de ses gestes doux, et sa voix mélodieuse résonne encore à mes oreilles. Mais que disait-elle ? Impossible de me rappeler. Le nouveau monde, j'ai bien saisi, les changements dans mon corps, ça aussi, mais le reste ?

Lorsqu'elle est partie, j'ai regardé mes mains et ma peau presque transparente. Ca m'a fait un peu peur, surtout au prix de la crème solaire. J'ai réchauffé mes pieds glacés sous la couverture une minute, puis je l'ai rabattue sur le côté et j'ai essayé de me lever. Nouvelle vie, nouveau corps, ça veut dire plus de tatouages. Mes jolis tatouages qui ont tant fait hurler mes parents. Mes parents, ma famille. Elle me manque déjà.
Je pose mes petons sur le sol en lino blanc et je me met debout précautionneusement.Je retire les électrodes qui parsèment mon buste puis à pas lents, je me dirige vers le coin salle de bain, me débarrasse de la robe d'hôpital bleutée qui me recouvre à peine et m'observe dans l'étroit miroir en pied. De très vives couleurs, la palette de l'arc-en-ciel pour être exacte, cachent mes cheveux que je tente de retrouver sous cette drôle de perruque. Je l'ébouriffe un peu, je passe la main dans mes racines, mes doigts s'accélèrent tandis que je comprends petit à petit : ce sont mes cheveux. Mes cheveux à moi. Sont désormais. Multicolores. On inspire... et on expire... Je démêle quelques mèches bleues et blondes et passe à la suite.
Je plonge mon regard dans mes yeux, et les écarte grand. Qu'est-ce donc que cela ? Mes yeux autrefois pers sont à présent noirs, deux billes noires insondables. Je penche la tête d'un côté et de l'autre, persuadée que c'est ce miroir qui est défectueux, mais rien n'y fait. J'y décèle même un rapide reflet rouge. Je suis confuse, j'ai du mal à y croire. Est-ce que cette personne-là, c'est moi ?

Première bonne nouvelle : mes belles rayures noires sont toujours là, je n'ai pas souffert pour rien. Je soulève mes seins et constate avec soulagement que mes figures sont toujours bien présentes également. Sans trop de surprise, je trouve les deux dernières en haut de mes cuisses, dans mon dos. Mes jambes sur lesquelles s'étend un fin duvet brun ont l'air normales, mes hanches, mon entrejambe pelucheux, mon petit ventre qui gronde et ma taille marquée aussi, bref, tout semble aller au mieux jusqu'à mes lèvres beaucoup plus foncées que dans ma précédente vie, et dont la couleur grenat contraste tout à fait avec ma peau pâle un peu scintillante. On dirait que je suis recouverte de crème pailletée, mais de toutes petites paillettes qui se dérobent à ma vue, et ma vision périphérique a du mal à s'habituer à cette idée.

Je me mets dos au miroir et tente de reprendre mes esprits. Tout a changé, mais pas tout à fait. J'ai faim, vraiment très faim, et mon nez m'indique très clairement que je ne sens pas la rose, mais plutôt un mélange d'éther et de sueur. Je réprime un frisson et classe mes priorités : je file sous la douche.

Alors que l'eau tiède alourdit ma chevelure et inonde ma nuque, je tente de me souvenir de mes derniers instants. Lena, ma chère Lena, puis mon fiancé, ce bâtard dont je ne prononcerai plus jamais le prénom. Avec beaucoup d’appréhension, je glisse ma main entre les poils de mon pubis jusqu'à mon intimité. Suis-je défigurée ? J'imagine encore la terrible douleur qui m'a assaillie lorsque ce petit merdeux m'a touchée, et les dégâts ne me semble pas réparables. Pourtant, je ne sens rien. Tout m'a l'air en ordre, du moins en extérieur. Peut-être l'équipe médicale m'a-t-elle soignée. Je repense à ma merveilleuse infirmière : je ne manquerai pas de la remercier.

L'eau chaude m'a délassée, et je me sens mieux, mais mon soulagement n'est que de courte durée : j'ai terriblement faim. Je sors de la douche et m'enroule tout juste dans la serviette fournie puis sors de la salle de bain. Il est hors de question que je remette la blouse que je portais jusqu'à présent, ou bien ma douche n'aura servi à rien. Je me mets donc en quête d'un vêtement et d'un repas, mais ma chambre est vide. Plus qu'une chose à faire : fureter dans les couloirs. Ma serviette couvrant à peine mes hanches, je sors de ma chambre et rase les murs à la recherche d'un chariot.
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Lun 26 Nov - 2:16
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Laura
Élias

Colombe
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「 Un nouveau départ」
La jeune femme filait depuis quelques minutes déjà dans les couloirs, gravant à la va-vite quelques consignes sur un bloc. Un des avantages a avoir une prothèse en guise de main, c'était que les heures d'écritures ne la terrifiaient plus.  Une nouvelle était arrivée aujourd'hui...Colorée, voilà ce qu'elle était. À vrai dire, à part ce qualificatif plutôt faible, elle ne savait pas du tout comment la décrire. C'était comme si un aura de mystère l'entourait, impossible de savoir si elle était la plus grande criminelle qui est foulé la terre ou à l'opposée une douce fleur fanée par l'autre monde et le Vortex. Par conséquent, lorsque son regard s'était posé sur elle, elle s'était contenté de lui offrir tout son réconfort comme elle ne l'aurait fait si ça aurait été quelqu'un d'autre...Les pas de la jeune femme s’arrêtèrent brutalement à mesure qu'elle ne poussait souffle rapide, presque brutale, comme si l'on avait enfoncé son poing dans ses poumons. C'était elle, Miss Colorée, le regard d'ordinaire si professionnel mais qui avait visiblement succombé à un tout autre regard cette fois teinté de nuances d'envie parcourut la jeune femme qui se tenait devant elle. Ramassant rapidement les morceaux qui construisaient sa confiance, la blonde s'éclaircit doucement la gorge.

- Mademoiselle ? Vous devriez aller vous recoucher. Fit-elle d'un ton doux sous lequel se cachait un pointe d'autorité. Enjoignant les geste à la parole, Laura fit quelques pas avant de venir poser ses mains sur les épaules nues de la demoiselle inconnue avant de la raccompagner délicatement vers l'intérieur, tout en gardant un poigne ferme sur elle, espérant qu'elle n'aurait pas envie de se désister, doutant du fait qu'elle puisse l'empêcher de filer à l'anglaise.

- Tout ira bien...Vous vous souvenez ? C'est moi, Laura, on s'est vues plus tôt ce matin. Avez-vous besoin de quelque chose ? Demanda-t-elle sur le même ton doux qu'elle employait habituellement, toute trace de doute dans sa voix s'étant estompé.
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Mar 4 Déc - 21:51
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Je ne fais pas deux pas que j'entends derrière moi un souffle saccadé. Je me retourne vivement et d'un coup mon monde bascule. L'infirmière est là, plus belle encore que dans mon souvenir. Ma respiration siffle entre mes dents et s'accélère ; mon cœur bat à toute allure et j'ai du mal à empêcher mes yeux de s'écarquiller. Mon estomac se tord en tous sens tandis que je tente de garder contenance, et une grande chaleur m'envahit depuis les tréfonds de mes tripes jusqu'à fleurir en petites plaques roses sur mes pommettes.
Nous nous tenons toutes les deux là, les bras ballants, et une impérieuse impulsion tout à fait soudaine de la serrer tout contre mon corps me prend, impulsion que je refrène si brutalement que j'en ai envie de pleurer. Heureusement pour moi, la jeune femme se met à parler. Me recoucher ? Non non non merci, j'ai soif de vie maintenant. Faim surtout.
Avec émerveillement, je vois ses bras qui se lèvent et qui s'approchent de moi. Va-t-elle me toucher ? Tout un tas de pensées que je ne maîtrise pas et qui aurait certainement fait honte à mes pauvres parents me traversent l'esprit, et au moment où elle enroule ses bras autour de mes épaules, un frisson délectable parcourt tout mon corps, hérissant mes poils et asséchant ma bouche. Pendant une fraction de seconde, je ne peux plus bouger, et alors qu'elle me conduit doucement vers le lit, ma voix reste bloquée dans ma gorge.
Machinalement, je ferme la porte derrière nous. Je m'arrête et la regarde, j'essaie de ne pas avoir l'air bêta alors que je scrute son visage d'ange. Laura, c'est un joli prénom. Laura. Lau-ra. Il tourne en boucle dans ma tête comme une chanson aux accents lascifs. Je voudrais lui murmurer à l'oreille ou le crier au monde entier, le dire avec tant d'émotion qu'elle saisirait tout de suite la flamme qui m'anime, le gémir sur toutes les intonations.

-Laura, dis-je d'une voix fébrile, un poids sur la poitrine, c'est un très beau prénom, glorieux et si doux. Et vos cheveux, on dirait de l'or liquide...

Lentement, j'approche ma main droite de sa joue et enroule une mèche autour de mon index.

-Quant à vos yeux, seigneur, vos yeux...

Ma deuxième main lâche ma serviette, qui s'affaisse sans bruit au sol et laisse mon corps nu palpitant, puis s'avance doucement vers l'autre joue de Laura et s'y pose comme une caresse.

-... on s'y perdrait.

Ma voix s'éteint tandis que mes lèvres se rapprochent des siennes, mon regard toujours vrillé dans le sien et mon corps tendu comme la corde d'un arc. Tout ce que j'ai pu accomplir jusqu'ici, toutes mes erreurs et mes accomplissements, les temps difficiles et les souvenirs heureux, toute ma vie m'a menée à cet instant et mon être irradie cette certitude. Ce moment est le nôtre, et mon désir est si puissant que je ne peux plus me retenir.
Pourtant, à quelques millimètres de sa bouche, alors que nos nez se touchent et que tout me semble si limpide, le temps suspend son court et je cherche une lueur d'approbation dans ses yeux, plus anxieuse que jamais.
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Mar 4 Déc - 22:38
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Laura
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Colombe
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「 Un nouveau départ」
Le regard de la jeune femme ne tarda pas à s'écarquiller sous les assauts répétés des compliments...Son prénom...Il était banal...Rien de plus...Loin d'être glorieux songea-t-elle à mesure qu'elle se crispait légèrement, sentant ses barrières intérieurs fondre à mesure que les multiples compliments de la jeune femme lui faisant face ne faisait qu'alimenter le brasier qui était né en elle.

- Vous...Vous...Avez un nom ? Bégaya-t-elle, essayant de chasser le trouble immense qui l'envahissait.

La petite blonde porta une main à la mèche saisit, faisant mine de dégager sa main de là avant que le petit brasier au coeur de son estomac ne prenne possession de sa main puis ne vienne la forcer à doucement prendre la main de la jolie inconnue dans la sienne.

- J'aime beaucoup tes cheveux... Lâcha-t-elle en faisant mentalement une liste des choses qu'elle adorait chez cette personne qu'elle venait tout juste de rencontrer. Clignant de ses yeux bleus pour se convaincre qu'elle entendait bel et bien les paroles qui sortaient de ses lèvres qui semblaient si douces et pulpeuses. Un lueur de surprise ne tarda pas à naître dans son regard lorsqu'elle entendit la serviette tomber. Son regard, toujours fermement accroché dans celui de la belle inconnue menaçait à tous moments de vaciller vers le bas. Cédant finalement à la tentation, le regard de Laura défaillit et ne tarda pas à couvrir le corps de l'inconnue. La jeune femme mordit fermement sa lèvre, suffisamment pour faire perler le sang, essayant de se contenir comme elle pouvait...C'était injuste...! Enfin...Elle ne devrait pas regarder sa patiente avec de tels yeux mais c'aurait été trop dur de passer à côté d'une si jolie occasion. L'incendie qui la dévorait depuis quelques secondes déjà gagna finalement ses pensées, succombant à la tentation, Laura fit un pas vers l'avant avant de venir poser ses lèvres contre celles de l'inconnue, fermant les yeux pour laisser autres sens profiter un peu de leur proximité.

Sa main ne tarda pas à venir se poser sur la poitrine de l'inconnue avant de très délicatement la pousser vers le lit. La même main ne tarda pas à contourner le flanc de la jeune femme puis venir se figer dans son dos, s'assurant que Laura et elle ne pourraient nullement se séparer.
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